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Des nombreuses granges établies depuis le XIIe siècle sur le domaine d'Orval, cinq ont retenu l'attention de la jeune Ludvine Hissette, alors étudiante en photographie à Saint-Luc à Liège. 

Au XIIe siècle, le mot grange désigne l'unité locale d'exploitation agricole, économiquement autonome qui relève d'une abbaye. Il s'applique à l'ensemble des bâtisses, greniers, écuries, etc., ainsi qu'aux terres qui en dépendent : prés, forêts et champs de labour. A l'origine, la grange est exploitée directement par les frères convers envoyés par l'abbaye.
Sises sur le territoire français depuis le traité des Pyrénées signé en 1659, elles sont tombées dans le domaine public lors de la vente, comme bien national, de l'abbaye, quatre ans après le sac de 1793.

Quatre sont établies dans le département de la Meuse, dans un rayon de moins d'une journée de l'abbaye d'Orval (environ 11 km). Blanchampagne, la plus ancienne (citée en 1153) et la plus vaste, sur le territoire de Sailly, Chèvres, sur la commune de Puilly-et-Charbeaux et La Vignette, construite en terrasses sur le flanc nord de la vallée de la Meuse, à Pouilly sont encore des exploitations agricoles. Mandrésy, à proximité de Chèvres, modèle type de l'importante ferme traditionnelle lorraine, aujourd'hui en ruines, est livrée à la nature qui y a repris ses droits. La cinquième Villancy, dans le département de Meurthe et Moselle, établie sur la commune de Longuyon, à proximité du fourneau du Dorlon au Buré d'Orval, fut l'une des plus riches du domaine d'Orval.