Reconstitutions

          A côté des ateliers du tisserand Joseph Claisse de Harinsart et du bourrelier Maurice Lemasson de Jamoigne, qui ont légué en l'état leurs outils, meubles et ustensiles au musée, on peut voir au musée gaumais de Virton comment s'articulait jadis les foyers gaumais, à travers la reconstitution d'une cuisine et d'une chambre du XIXème siècle typiquement gaumaises.

            Les deux pièces, la cuisine et la chambre, sont construites l'une à côté de l'autre. Elles communiquent entre elles non seulement par une porte, mais aussi grâce à la taque en fonte
de la cheminée de la cuisine, qui conserve et irradie la chaleur vers la pièce accolée, où l'on dort, mange et conserve ses biens. La taque de la cheminée côté chambre peut être masquée par un placard en bois, que l'on ouvre ou ferme selon les besoins.

            Peu à peu, ce système de chauffage, ingénieux, mais au rendement relativement faible, est remplacé par un poêle qui trône dans la chambre. Celle-ci, par métonymie, est alors appelée pèle, c'est-à-dire "poêle" en patois gaumais.


            Outre ces intérieurs populaires, un cabinet d'amateur typique du XVIIIème siècle a également été installé. Il s'agissait pour celui qui l'aménageait de rassembler un maximum d'éléments scientifiques, historiques, artistiques, hors du commun, dans l'esprit encyclopédique du siècle des Lumières. Ici, on trouve sur le bureau - meuble rare en Gaume, celui-ci vient du château de Latour
- un atlas, édité par l'Académie de Berlin. Une belle horloge, un baromètre, divers animaux empaillés, et un superbe meuble de style composite, le chef-d'oeuvre d'Antoine Claude de Saint-Mard, compagnon du tour de France à la fin du XVIIIème siècle, complètent l'ensemble.     

            Le héros populaire gaumais Djean de Mady
est également présent au musée de Virton, à côté des évocations des ateliers d'un vannier et d'un potier.