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          Djean de Mady est le héros populaire censé incarner l'esprit farceur, frondeur, festif, ingénieux du Gaumais, à l'image de Thil Uylenspiegel en Flandre ou Tchantès à Liège.
          Djean de Mady en patois gaumais signifie Jean de Montmédy : en France, donc, mais géographiquement et culturellement, Montmédy peut se rattacher à la Gaume.
          Mais qu'importe son lieu de naissance : a-t'il seulement existé, lui dont on dit que ses parents, se désespérant de ne point avoir d'enfant, en appelèrent aux fées...
          Djean est marié avec la Djeanne, une bonne vivante comme lui, et la première à rire de ses tours.
          Ses hauts-faits sont des farces légendaires à raconter en long et en large lors des veillées (en patois ! ), mais l'épisode le plus connu est celui, évoqué au musée gaumais de Virton, du Djean de Mady et du loup.
          En effet, violoneux à ses heures, le Djean courait fêtes et noces avec son instrument, revenant chez lui fort tard, et souvent à travers bois.
          Jusqu'au jour où, par un froid hiver, revenant d'une noce les bras chargés de son violon et, surtout, d'un délicieux gâteau offert par les mariés, il s'aperçoit qu'un loup le suit. Djean ne fait ni une ni deux et grimpe dans un arbre. Le loup est visiblement affamé. La mort dans l'âme, Djean lui jette son gâteau. Las ! Le loup ne bouge pas. Djean sort alors son violon et, aux premiers accords, la bête s'enfuit ... "Si j'avais pensé à ce truc là plus tôt, se dit Djean, j'aurais encore mon gâteau"...

          Les marionnettes de Djean et Djeanne, réalisées pour le musée gaumais de Virton par Myriam Pezzin animent l'atelier pédagogique du musée.